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jeudi 17 septembre 2009

Le fort de Loncin






Photo 1. Cette photo représente le massif central. Sous sa carapace de 4 m de béton, il renferme tous les organes essentiels. C'est là qu'étaient rassemblés toute l'infanterie et des artilleurs. Lors de l'explosion, la voûte écrasa les malheureux qui s'y trouvaient. On estime qu'il y a encore 250 corps sous ses décombres.
Photo 2. Cette statue se trouve sur le massif central et représente les soldats qui avaient refusé de se rendre et qui sont morts pour leur pays.
Photo 3. Dans la crypte.
Photo 4. Ces toilettes se trouvent dans la contrescarpe. Elles datent de 1888. Ce sont les seules encore visibles en Europe.


Le fort se situe rue des Héros 15 bis à Loncin (Ans). On y accède par la route nationale Liège - Saint-Trond. A partir de l'E40 (sortie Hognoul), il faut suivre la route Liège - Ans.

La construction du fort de Loncin a débuté en 1888 sous les ordres du Général Brialmont, ingénieur-militaire. Les travaux ont duré quatre années pendant lesquelles 400 ouvriers ont trimé, sans techniques modernes, mais uniquement à coups de pioche, de pelle, avec brouette et traction chevaline. Le roi Léopold II a refusé, par manque d'argent, que l'on utilise du béton armé. Malgré cela, le fort était considéré, à l'époque, comme imprenable.

Il faisait partie de la ceinture liégeoise composée de douze forts destinés à renforcer l'armée et d'établir des défenses de dissuasion en cas de conflits.

Lorsque la guerre éclate en 1914, les Allemands, opposés à la France, envahissent notre pays. Les premiers assauts contre les forts se soldent par un échec. Irritée, l'armée allemande utilise les obusiers surnommés "Grosse Bertha". Un à un les ouvrages vont tomber.

C'est ainsi que le 15 août, un obus-torpille de 800 kg, le vingt-cinquième, tombe sur la poudrière du fort qui contenait encore douze tonnes de poudre. L'explosion ne laisse aucune chance aux militaires.

Après avoir visionné un film sur les évènements qui se sont déroulés au fort, nous avons eu l'occasion de découvrir son musée qui recèle de nombreuses pièces exceptionnelles. Ensuite, nous avons visité les locaux de la contrescarpe : cuisine, boucherie, salle de repos,...
Ils avaient l'électricité et le téléphone. Très peu de soldats savaient lire. La plupart étaient des mineurs de fond. Un soldat gagnait 30 centimes par jour. Un paquet de cigarettes en coûtait 50.
Dans la boulangerie, il y a toujours l'imposant four à pain et le pétrin mécanique intact datant de 1882. Le musée de la boulangerie aurait bien aimé l'acquérir.

Fin 2007, une opération de déminage a permis de retrouver les milliers d'obus qui se sont abattus sur le site (3240 au total). Dans le cadre de ces fouilles, les militaires du génie d'Amay ont retrouvé les restes d'une quinzaine de soldats. Quatre seulement ont pu être identifiés grâce à un effet personnel. Tous reposent dans la crypte.

Il est possible de parrainer une tombe comme l'ont fait des élèves de l'école N.-D. de Villers l'Evêque. C'est une manière de rendre hommage aux soldats qui sont morts pour que la société d'aujourd'hui préserve la "Liberté".

MON AVIS

Le manque d'éclairage dans la contrescarpe rendait impossible la prise de photos. Dommage que les pièces n'étaient pas meublées. Difficile d'imaginer comment vivaient les soldats. Quelques mannequins auraient été les bienvenus pour "donner vie aux différents tableaux". Mais notre guide, Monsieur Victor Vanderperren, était génial. Il mettait beaucoup d'expression et de vie dans ce qu'il nous a raconté. Ce fut une visite très intéressante.

Voici une petite anecdote de notre guide:


Lise Stouvenakers (3D).

mercredi 16 septembre 2009

La Cense Monfort.


Photo : Entrée de la ferme.




La Cense Monfort est l'un des derniers témoins de l'activité agricole dans l'ancien village d'Ans. Elle n'a pas d'influence architecturale particulière mais on peut la caractériser de 'style mosan'.

Les plus vieilles traces d'existence de cette ancienne et vaste ferme carrée datent du 15ème siècle, en 1423. Elle était habitée par les abbés du Val Saint-Lambert jusqu'en 1568, où, à cause de la guerre des religions qui opposait les catholiques au protestants, ces derniers y mirent le feu.

Elle fut rénovée une première fois au 17ème siècle, et est ensuite passée dans les mains de plusieurs propriétaires pour finir dans celles de la famille Leduc, fermiers, qui l'exploitèrent jusqu'en 1992, année où ils décidèrent de la vendre.

Personne ne l'acheta car elle était bien trop chère. La ferme est alors restée à l'abandon durant plusieurs années, jusqu'en 1997 où un promoteur immobilier veut tout raser pour y reconstruire à la place un grand centre commercial et un parking. Les habitants s'y opposent et le ''projet'' est annulé. La ferme est alors achetée par la commune d'Ans, en 2000, et les travaux de rénovation commencent en 2003 pour se terminer en 2006.

Malgré ces travaux, on a essayé de conserver au maximum l'aspect de départ de la ferme. A la place de l'ancienne grange et des étables, on trouve maintenant une bibliothèque communale, et des logements sociaux. Les futurs habitants seraient apparemment déjà désignés depuis 3 ans, mais pour l'instant, personne n'y habite encore.



Adresse : Rue de l'Yser 200,4430 Ans.


Mon avis:

J'ai aimé découvrir l'histoire et surtout ce qu'était devenu cette ancienne ferme. Je suis souvent passée devant sans vraiment me poser la question... Par contre, je trouve vraiment dommage le fait que les logements sociaux ne soient toujours pas habités 3 ans après...



Sandy Finocchiaro,3D.